Le syndrome prémenstruel

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Le syndrome prémenstruel ou SPM est un terme que l’on entend peu souvent. Pourtant, c’est un phénomène très commun que l’on retrouve très fréquemment chez la femme. Le syndrome prémenstruel est un assortiment de symptômes physiques et émotionnels qui se font voir chez la femme 2 à 7 jours avant ses règles. Généralement, l’apparition de ces symptômes prend fin à l’arrivée ou pendant les quelques jours qui suivent les règles.

Parmi l’infinité de symptômes possibles chez la femme, les plus courants sont surtout : la fatigue, la sensibilité et le gonflement des seins, le gonflement du bas-ventre, les migraines et une grande irritabilité. Quoi qu’il en soit, l’intensité et la durée des symptômes ne sont pas les mêmes chez deux femmes différentes.

Est-ce que toutes les femmes en sont touchées ?

D’une manière générale, près de 75 % de femmes capables de procréer sentent de légers symptômes la veille ou pendant leurs règles, comparable à des crampes légères de l’utérus. Heureusement, même en étant sujettes à des SPM, la plupart de ces femmes sont capables de vivre normalement et confortablement pendant leurs menstruations. Toutefois, il faut savoir que les symptômes d’à peu près 20 à 30 % des femmes sont suffisamment intenses pour les empêcher d’effectuer leurs activités quotidiennes.

On appelle trouble dysphorique prémenstruel (TDP) un ensemble de syndromes prémenstruel durant lequel ce sont surtout les manifestations psychologiques qui dominent. Statistiquement parlant, ce trouble atteindrait 2 à 6 % des femmes.

L’établissement du diagnostic du SPM

Pendant un certain moment, les critères d’établissement de diagnostic du SPM sont restés flous. Toutefois, une toute nouvelle classification issue de l’International Society for Premenstrual Disorders (ISPMD) vient changer la donne. Il a donc été établi que pour poser un diagnostic de SPM, les syndromes constatés doivent se manifester majoritairement au cours de tous les cycles menstruels de la dernière année écoulée. Sinon, il faut aussi noter qu’il ne devrait absolument avoir aucun symptôme au moins 1 semaine par mois.

En effet, certains cas de pré ménopausée ou de dépression pourraient être facilement confondus avec un syndrome prémenstruel. D’où la nécessité de la mise en place d’un diagnostic.

Les causes du syndrome prémenstruel

À l’heure actuelle, il nous est toujours difficile de comprendre entièrement les causes du syndrome prémenstruel. Tout ce que l’on sait c’est la relation entre l’apparition de ces syndromes, l’ovulation et le cycle menstruel. En tout cas, l’une des explications de ce phénomène est la fluctuation hormonale que l’on remarque pendant la deuxième partie du cycle menstruel. En d’autres termes, lorsque les sécrétions d’œstrogènes baissent, celle de la progestérone augmente, puis en l’absence de grossesse, chute à nouveau.

Ce serait donc les œstrogènes qui provoqueraient le gonflement des seins et la rétention d’eau. Par ailleurs, le cerveau peut également ressentir certains effets dus à la fluctuation des œstrogènes et des progestérones, ce qui expliquerait les symptômes psychologiques.

 

 

Nelly Bourget

Expatriée au Maroc, passionnée par la famille, je souhaite partager avec vous mes connaissances, mais aussi apprendre des vôtres. Dans ce blog, vous trouverez tout ce que vous aimez : beauté, culture, , déco, cuisine, mode....

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