Passer du tabac au vapotage : +8,5 ans d’espérance de vie

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Passage du tabac au vapotage : quel impact sur le long terme ?

Les cigarettes électroniques se sont imposées depuis la fin des années 2000 comme une alternative viable et crédible au tabac. Toutefois, une décennie d’utilisation ne peut suffire à tirer des conclusions définitives sur l’impact du vapotage sur le long terme. C’est pourquoi les chercheurs s’intéressent de plus en plus au SNUS, un produit similaire développé dans les années 1970 et sur lequel nous disposons du recul nécessaire. Et les premiers résultants sont prometteurs.

Le SNUS en Suède : un laboratoire à ciel ouvert

Le SNUS est une poudre de tabac humide que l’on retrouve notamment en Suède, en Finlande, en Estonie, en Norvège et en Suisse. Il se conserve au réfrigérateur et est consommé en le plaçant entre la gencive et la lèvre supérieure pendant une durée qui peut aller de quelques minutes à plusieurs heures. Le SNUS a été développé par Swedish Match dans les années 1970. En 2003, l’organisme Tobacco Control a publié une étude du docteur Jonathan Foulds et de son équipé de l’Université de médecine et de dentisterie du New Jersey et quelques études se sont intéressées à l’impact du SNUS sur ses utilisateurs sur le long terme.

Les auteurs ont noté que « le Snus est fabriqué et stocké d’une manière qui lui permet de délivrer des concentrations plus faibles de certaines substances chimiques nocives que d’autres produits tabagiques, bien qu’il puisse délivrer des doses élevées de nicotine. Il crée une dépendance, mais n’augmente pas le risque de développer un cancer ou une maladie respiratoire ». Il a toutefois été observé que le SNUS pouvait entraîner une légère augmentation des risques cardiovasculaires. Il peut également nuire au fœtus chez la femme enceinte, mais entre 5 et 10 fois que le tabac. Etant le pays avec le plus gros marché de SNUS, la Suède a concentré l’essentiel des recherches en la matière. Voici les principales conclusions de l’étude du docteur Jonathan Foulds :

  • La baisse du tabagisme quotidien est très marqué, à la fois chez les hommes (de 40 % en 1976 à 15 % en 2018) et chez les femmes (34 % en 1976 à 11 % en 2018) ;
  • Une proportion importante (environ 30 %) d’anciens fumeurs masculins utilisent le SNUS pour arrêter de fumer ;
  • Au cours de la même période, les taux de cancer du poumon et d’infarctus du myocarde ont chuté beaucoup plus rapidement chez les hommes que chez les femmes en Suède, sachant que le SNUS est plus utilisé par les hommes ;
  • Le taux de cancer du poumon en Suède est significativement inférieur à celui enregistré dans des pays « traditionnellement fumeurs ».

Le profil chimique du e-liquide, vapoté par les utilisateurs de la cigarette électronique, est assez proche de celui du SNUS.

Le vapotage pour gagner 8,5 années d’espérance de vie

Bien que nous ne disposions pas du recul nécessaire pour nous prononcer sur l’impact de la cigarette électronique sur le long terme, une chose est sûre : ses effets secondaires sont très largement inférieurs à ceux de la cigarette classique. Selon l’étude du professeur Foulds, la cigarette électronique peut contribuer à améliorer le quotidien et à prolonger la vie de dizaines voire de centaines de millions de personnes… mais cela dépendra de l’acceptation des consommateurs. En effet, l’Histoire a montré que les fumeurs étaient très attachés à la cigarette classique, parfois au-delà de l’addiction dite « chimique ».

Toujours selon l’étude, les fumeurs qui arrêtent de fumer avant l’âge de 40 ans réduisent de 90 % la probabilité de mourir d’une conséquence directe ou indirecte du tabagisme. Partant de ce constat, et sachant que le vapotage « est 95 % moins nocif que le tabagisme », une personne qui passe de la cigarette classique à une e-cigarette de qualité (la marque de cigarettes électroniques Eleaf n’est plus à présenter) à l’âge de 40 ans réduira de 85 % la probabilité de mourir d’une conséquence du tabagisme. Comme le tabagisme réduit en moyenne l’espérance de vie d’environ 10 ans, alors le passage au vapotage à l’âge de 40 ans permettrait de sauver environ 8,5 années de la vie d’un fumeur. Tout est dit.

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Auteur

Expatriée au Maroc, passionnée par la famille, je souhaite partager avec vous mes connaissances, mais aussi apprendre des vôtres. Dans ce blog, vous trouverez tout ce que vous aimez : beauté, culture, , déco, cuisine, mode....