Publié le samedi 29 décembre 2012 à 00:32

"La Verticale du Mal, Le Dernier Festin" de Fabio M. Mitchelli : coup de poing

Dans tous ses avatars, si le Mauvais possède la plus infernale des laideurs, elle est intérieure, cachée à l'œil des mortels ; ne reste apparente que sa somptueuse beauté, appât irrésistible pour les humains qui sont le seul gibier digne de cet extrême prédateur.
Dale Tylon, le personnage central de La verticale du mal, en est la plus parfaite incarnation dans ce dernier volet de la trilogie des Verticales.
Avec La verticale du mal, l'auteur nous entraîne dans une nouvelle forme d'addiction au tréfonds des pires pulsions qui soient. La peinture qu'il nous offre ici est véritablement une porte qui s'ouvre à une autre dimension, celle, absolue, du mal. L'esprit humain souhaiterait que certaines choses restent à jamais inconcevable... Et pourtant...

Critique :

Avec La Verticale du Fou et A la Verticale des Enfers, Fabio M. Mitchelli nous faisait glisser lentement le long d'une verticale infernale...
Avec ce dernier opus, c'est au 23° sous-sol que Fabio M. Mitchelli nous fait brutalement atterrir.

Nous sommes en 2023, en Californie. Dale Tylon est un peintre reconnu et adulé. Ses toiles hors normes aussi bien par leur taille que par leur substance se vendent des fortunes.
En France, Melvin Meideiros voit ressurgir une vieille affaire mais trouve surtout la réponse aux nombreuses questions qu'il se pose depuis une dizaine d'années quant à la disparition de son ex-collègue Sohan Ordell.
Dale Tylon et Melvin Meideiros vont devoir se croiser... Pourquoi ? Comment ? A cause de qui ?

La solution se trouve dans deux personnes qui les lient : Clarisse et Isaac Kavarov...

Mais quel est ce lien ?

Fabio M. Mitchelli possède ce talent de créer de véritables ambiances. La Verticale du Fou avait recréé celle d'un film de David Lynch. A la Verticale des Enfers était moins visuelle et plus musicale. La Verticale du Mal a toute la puissance hypnotique d'une toile de Kandinsky.

Si, dans les premiers opus, nous étions confrontés à la violence pure, à la folie d'un homme. Dans cet ultime volume, Fabio M. Mitchelli pose d'autres questions :

Et si la violence était génétiquement programmée ? Et si, par conséquent, la violence était transmise de génération en génération ? Est-ce que les enfants seraient pires que leur père ?

"Sommes-nous maître de nos instincts primaires ?" Et surtout, pouvons-nous y résister ?

Bien que ce sujet ne soit pas nouveau en littérature, Fabio M. Mitchelli, en nous contant l'histoire de Clarisse, de Kavarov, de Dale Tylon, nous renvoie surtout à nos propres instincts.

Si, pour la grande majorité d'entre nous, "De la naissance au trépas, de l'aube au crépuscule de notre vie, notre chemin restait pourtant le même ; naître, vivre, aimer, mourir." Pour quelques uns, la vie est peut être : naître, vivre, faire souffrir, et mourir dans la douleur...

La Verticale du Mal clôt cette trilogie infernale avec brio.... comme un coup de poing dans l'estomac...

Cécile BONTONNOU
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