Publié le vendredi 01 février 2013 à 00:07

"L'Alpha" de Nadia Bouzig : un premier roman réussi

Depuis qu’elle s’est réveillée dans cette maison sinistre et encombrée de vieilleries poussiéreuses, Léo a l’impression de vivre hors du monde. Mais elle n’a pas vraiment le choix depuis qu’un incendie a ravagé son immeuble et qu’elle a échoué à L’Alpha, le vieux cinéma d’art et d’essai du quartier. Andrea, la propriétaire, lui a proposé un étrange marché : la loger en échange d’un travail… qui tarde à venir.
En attendant, Léo se voit confier des tâches plus absurdes et insensées les unes que les autres. Andrea est impénétrable, autoritaire, souvent bizarre. Inquiétante à l’image de sa maison, où elle se déplace en silence, surgissant à l’improviste. Bientôt, Léo a l’impression d’être surveillée par les murs eux-mêmes et finit par ne plus savoir qui elle est, ni ce qu’elle fait là.
Que lui veut Andrea ? Pourquoi personne ne doit-il savoir où elle vit ? Quels sont ces bruits qu’elle entend dans la maison ?

Critique :

C'est dans le cadre de l'opération Jeudis Critiques organisée par Entrée Livre chaque semaine que j'ai découvert ce roman de Nadia Bouzid.
J'ai postulé au hasard pour ce livre, sans lire le résumé, et puisque j'ai reçu une épreuve non corrigée, je me suis plongée dedans sans savoir où cela allait me mener.

Léo est étudiante. Elle vivote dans une chambre minable dans un immeuble qui prend feu. Se retrouvant à la rue, avec pour toute possession ce qu'elle porte sur elle, elle se retrouve à L'Alpha, le cinéma du quartier.
Andréa, la propriétaire, lui offre le gîte contre un travail. Mais les tâches qu’elle confie à Léo sont plus étranges les unes que les autres.
Petit à petit, Léo va tenter de mener l'enquête et ce qu'elle va découvrir est aussi étrange qu'Andréa et sa maison le laissaient présager.

Le début de ce roman annonce une banale histoire de rencontre entre une jeune femme perdue et une femme étrange qui cache très certainement un douloureux secret.

Mais au fil des pages, Nadia Bouzid transforme petit à petit cette histoire "banale" en une histoire très noire et beaucoup plus complexe que l'on pourrait le croire.

L'Alpha est le nom du cinéma, mais, ne l'oublions pas, c'est aussi le nom qui est donné au dominant dans une meute. Alors, dans le microcosme qu'a créé Andréa, il va falloir deviner qui est réellement L'alpha pour comprendre l'étrangeté de cette maison et de sa propriétaire.

Une très belle découverte, bien écrite et addictive puisqu'il est pratiquement impossible de fermer ce livre avant d'en tourner la dernière page.

Cécile BONTONNOU
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