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Publié le vendredi 27 janvier 2012 à 09:29

Chronique du film "Sherlock Holmes 2 : Jeu d'Ombres" de Guy Ritchie

Sherlock Holmes a toujours été réputé pour être l'homme à l'esprit le plus affûté de son époque. Jusqu'au jour où le redoutable professeur James Moriarty, criminel d'une puissance intellectuelle comparable à celle du célèbre détective, fait son entrée en scène… Il a même sans doute un net avantage sur Holmes car il met non seulement son intelligence au service de noirs desseins, mais il est totalement dépourvu de sens moral.

Partout dans le monde, la presse s'enflamme : on apprend ainsi qu'en Inde un magnat du coton est ruiné par un scandale, ou qu'en Chine un trafiquant d'opium est décédé, en apparence, d'une overdose, ou encore que des attentats se sont produits à Strasbourg et à Vienne et qu'aux Etats-Unis, un baron de l'acier vient de mourir… 

Chronique :

Après un premier opus dont l’aspect spectaculaire a profondément divisé la communauté des fans, notre cher-Lock Holmes revient enfoncer le clou avec une nouvelle aventure «bigger than life» où, cette fois, il se mesure à son incontournable nemesis : le Professeur Moriarty.  

Intarissable niveau action, humour et musique, ce Jeu d’Ombres, toujours placé sous l’oeil du réalisateur Guy Ritchie, recycle la recette du premier volet mais en puissance 1000. Du coup, il perd en mystère et en originalité ce qu’il gagne en efficacité formelle, le réalisateur multipliant les scènes de bravoures et les effets stylistiques les plus fous afin de nous bercer dans l’esprit aiguisé et embrumé par les psychotropes de notre détective.

Ceci étant, le duel psychologique entre Holmes et Moriarty a bel et bien lieu (notamment lors d’un très ingénieux final), et Jared Harris se révèle être un méchant particulièrement persuasif. Robert Downey Jr. / Jude Law font, quant à eux, ce pour quoi ils sont payés : jouer les couples crypto-gay (l’ambiguité est poussé ici à l'extrême) et se boxant à coup de joutes verbales jubilatoires.

Ceux qui auront accepté la patte graphique et l’orientation grand spectacle imprimé par le réalisateur Guy Ritchie à son Sherlock Holmes seront donc encore une fois ravis. Les autres risquent fort de rester à l’écart.

Nicolas SZAFRANSKI
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