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Publié le lundi 13 août 2012 à 10:42

"Abraham Lincoln, chasseur de vampires" : délire complet

On nous aura servi les vampires à toutes les sauces ! Ce coup-ci c'est l'un des plus grands présidents des États-Unis qui s'y colle, "monsieur billet de cinq dollars", Abraham Lincoln. Enfant, il assiste à l'étrange meurtre de sa mère. Ce n'est que jeune adulte, alors qu'il tente de se venger de l'assassin, qu'il comprendra avec l'aide de Henry Sturgess, qu'elle a été tuée par un vampire. Henry le forme alors, afin qu'il obtienne la force de venir à bout de ce genre de créatures. Son arme sera la hache qu'il maniera comme une majorette endiablée. Avant de devenir l'homme politique qui a changé les États-Unis, il aura été un violent guerrier la nuit... 1h45 de vengeance, de suceurs de sang et d'héroïsme.

Critique

Si on arrive à accepter cette idée folle que Lincoln ait eu une double vie en chassant les copains de Dracula la nuit, alors tout est possible. On s'envole au deuxième degré ou plus et on sourit gentiment, nos lunettes 3D sur les yeux, à cette idée folle initiée par Seth Grahame-Smith (scénariste), dont le livre a tellement séduit Timur Bekmambetov (réalisateur) et Tim Burton (producteur) qu'ils en ont acheté les droits avant sa parution.

N'allez pas voir ce film pour entendre parler de la vraie vie de Lincoln, la lutte contre l'esclavage ou de la guerre de sécession. Tout ça n'est qu'un prétexte pour montrer le but des vampires : prendre le contrôle du pays. Le scénario est banal et mélange trop de genres pour avoir une vraie position, mais sur un bon jour on peut se laisser porter. Le brave Lincoln devient une brute avec sa hache et pulvérise du vampire la nuit !

Là, ça devient spectaculaire, on nous sort du gros son saturé de guitares pour accompagner les scènes de combat avec quelques plans à la Matrix, du sang qui gicle et de la puissance surnaturelle. C'est bien là tout l'intérêt du film, ces scènes sont de vraies performances techniques et étanchent la soif d'action du spectateur tellement c'est insolite !

Et puis les vampires sont assez effrayants lorsqu'ils attaquent. Malgré un beau travail au niveau des décors et des maquillages, aucun acteur ne se révèle vraiment, dommage pour Benjamin Walker qui avait pourtant la stature d'un Lincoln.

Au final, on n'en retient que la distraction des scènes de combat. Abrahamn Lincoln, chasseur de vampires peut se classer au même rayon de "nanar" que Cowboys et envahisseurs sorti l'an dernier, dans le même style, assez divertissant sur le moment pour le délire du mélange des genres, mais qui se fera vite oublier...

Nathalie LAFOURCADE
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