Rencontre avec la talentueuse Léa Castel, révélée lors des castings de Popstars, qui voit son premier album "Pressée de vivre" classé dans les premières places du top 50 dès sa sortie. Avant de se produire à la Cigale de Paris le 22 mai prochain, elle nous parle de cette nouvelle aventure...
Bonjour Léa et bienvenue sur PTiTBlog ! Tu as fait beaucoup de featuring dans le monde du rap, ton duo avec Soprano était déjà sorti en 2005... Comment et pourquoi passer par l'émission Popstars ?
Je n'ai pas du tout voulu passer par la case Popstars, c'est mon frère qui m'a inscrit. Je l'ai fait car on m'avait prévenu que ce n'étaient pas les gens qui votaient et que c'était un vrai casting et que le gagnant signait en maison de disque. Il y avait aussi un jury crédible et j'avais vu des gens comme Amel Bent, des gens super talentueux, qui étaient sortis de là, donc je me suis dit : "Pourquoi ne pas tenter ma chance ?". Dans le sens où même si je chantais déjà professionnellement dans quelques trucs, je n'avais pas les portes ouvertes aux maisons de disque. J'ai retrouvé beaucoup de gens qui étaient dans la musique depuis un certain temps à Popstars : certains avaient fait des choeurs pour un certain rappeur, il y avait un danseur de M Pokora et plein d'autres... On s'est retrouvé là. C'était donc une porte ouverte au grand public, tu pouvais t'exprimer sur une chaîne nationale, c'était quand même énorme. J'ai tenté ma chance sans savoir que j'allais être finaliste.
Dans ton titre On se relève, tu nous parles de la difficulté à t'imposer dans le monde de la musique. Peux-tu nous en parler ?
C'est difficile. C'est un vrai métier. Ce n'est pas du tout ce que l'on peut croire : strass et paillettes. On travaille dur pour y arriver, il faut de la personnalité, trouver son style, être différent des autres. Cela fait 3 ans que je travaille dans la musique et cela fait une semaine que cela porte ses fruits ! (ndlr : interview effectuée le 16/04/08).
Peux-tu nous parler de ton travail de composition car il y a des morceaux que tu signes entièrement et d'autres fruits de collaborations...
C'est tout au feeling et les gens avec qui j'ai collaboré dans l'album sont des gens que je connais, avec qui j'ai sympathisé. Pour moi, la musique c'est un partage donc forcément il faut que ça colle avec la personne. Au niveau de la compo, je compose beaucoup au piano : 11 titres de l'album. Les thèmes me viennent après la compo bizarrement. Des images me viennent et après je trouve le texte direct.
Peux-tu nous parler de ton instrument de musique de prédilection, le piano...
Depuis l'âge de 5 ans, je suis passionnée. Mon piano fait partie de moi. Ce que j'aime avec le piano, c'est que cela fait 15 ans que j'en fais et 15 ans que je le découvre. Ce n'est pas un piano, c'est vraiment une âme, il fait partie de moi. C'est pour cela qu'il est sur la pochette de l'album et qu'il commence le clip...
L'album commence et se termine par le titre Mélancolie. On y trouve des thèmes assez tristes comme Dernière chance... C'est assez surprenant pour une jeune fille de 19 ans qui est "pressée de vivre" ?
Je ne trouve pas que l'album soit mélancolique. Dernière chance a une thématique dure. C'est un morceau qui a 3 ans et on ne pensait pas avoir un tel retour. On a fait une autre science-fiction Histoire d'une absence où je dis que je suis morte : c'est tiré du film 6ème sens que j'ai beaucoup aimé donc c'est pour cela que je l'ai fait. Je fais parler mon coeur lorsque je compose au piano ; forcément, cela ne va pas être la joie ! Quand je vais composer, c'est quand je vais être très très mal ou alors très très bien. C'est pourquoi il y a des morceaux comme On se relève ou Laisse-moi respirer où je rigole un peu. Le choix de Mélancolie en intro et outro est juste le fait que j'aimais cette chanson où je chante avec pudeur ce qui m'est arrivé dans la vie et je parle à tout le monde car on a tous de la mélancolie en nous.
Peux-tu nous parler du morceau atypique Bistrot du coin- Le 7 avril 2008...
C'est un délire de Marseille. Il était dans le premier album de Soprano. On a un label qui s'appelle Street Skills avec Soprano, Mino et La Swija. Mino a sorti son album il y a peu et il y a aussi Bistrot du coin. On s'est dit que cela allait être la signature Street Skillz.
Quelle est le place de Soprano dans cette nouvelle aventure ?
Soprano a toujours été là pendant l'élaboration de l'album : il m'a écrit un texte, il a collaboré à 2 morceaux, il a fait des choeurs sur un autre morceau. Il est grave présent, c'est comme mon grand frère dans la musique : il s'occupe bien de moi. Il a un rôle très important, il a toujours eu un rôle très important et l'aura toujours, je pense...
Dans ton album, tu fais une reprise de Claude Nougaro Tu verras, Tu verras. Pourquoi ce choix ?
Tout d'abord, ma mère m'a bien gonflée avec Claude Nougaro et surtout cette chanson (rires). J'ai chanté cette chanson à Popstars en duo avec Hadja. C'est le moment que j'ai le plus kiffé dans l'émission. J'ai eu un énorme retour de ce morceau et vu que j'ai eu un énorme plaisir de l'avoir fait avec Hadja, je me suis dit : "Il faut le faire dans l'album".
Le titre Je vois a un thème fort, celui des enfants soldats. As-tu envie de te servir de la chanson pour délivrer un message ?
Je voulais passer un message à ma génération : des gens qui vivent des choses affreuses dans d'autres pays. Il y a des choses qui me touchent, que j'évite de regarder à la TV car on fait tellement un clin d'oeil dessus au lieu de nous expliquer... On a beau voir, on a beau entendre, on ne fait rien. Si une personne peut avoir un déclic ou la possibilité de faire quelque chose, qu'il le fasse. C'est comme la chanson Dernière chance où les gens me disent "Ton morceau, ça m'a soutenu", ça fait grave plaisir.
Pourquoi avoir choisi le morceau Dernière chance comme premier single ?
C'est tout simplement un remerciement au public. A la base ce n'est pas quelque chose que j'ai vécu, ce n'est pas un thème que je connais et j'espère ne jamais le connaître.
Tu as fait tes premières dédicaces pour ton album. Comment as-tu vécu cette expérience ?
En fait, j'ai eu l'expérience grâce à Soprano d'être à la rencontre du public pendant un an et demi donc cela ne m'a pas fait bizarre comme pour certains artistes qui sortent leur premier album et qui n'ont jamais fait ça. Maintenant c'est que du kiff à chaque fois.
Et le fait que ce soit pour ton album personnel ?
Sachant que je sortais d'une télé-réalité et qu'avec Soprano, on faisait des dédicaces, c'était pire car le public était sur l'euphorie de Sopra et Léa ainsi que tout le label : c'est plus l'euphorie quand je suis avec toute l'équipe où les gens m'arrachent les cheveux (rires). Les dédicaces c'est plus tranquille mais c'est rassurant et ça fait plaisir de voir les gens qui viennent te féliciter car tu fais de la musique pour eux. Ca te fait grave plaisir, ça te donne envie de continuer.
Pour terminer cette interview, un petit mot pour les visiteurs de PTiTBlog ?
Je vous fais de gros bisous et à très très bientôt sur scène.
Merci Léa d'avoir répondu à nos questions. Nous rappelons que ton album Pressée de vivre soutenu par le tube Dernière chance est dans les bacs depuis le 07 avril. Tu présenteras ton opus pour la première fois sur scène le 22 mai à la Cigale à Paris. Bonne continuation et encore merci !CLIQUEZ ICI POUR LA BILLETERIE !