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samedi, 26 avril, 2008

Posté par Julien  Laurent Wolf nous parle de son nouvel album !


    No stress sur PTiTBlog ! >>

Le DJ français Laurent Wolf vient de sortir son nouvel album 'WASH MY WORLD' dans les bacs, porté par l'excellentissime 'NO STRESS' feat. Eric Carter ! Un retour marqué dans les charts, un nouvel album, une tournée mondiale des clubs, ... Laurent Wolf nous parle de son retour !

Salut Laurent et bienvenu sur PTiTBlog. Tu baignes depuis ta plus tendre enfance (ndlr : l'âge de 12 ans) dans la musique électro. Comment t'es venu cet engouement pour le monde de la nuit et la musique ?

C’est difficile à dire, les choses ne se sont pas évidemment faites d’un coup d’un seul. C’est au hasard des rencontres et des découvertes. Bien sur, c’est une véritable passion, on ne devient pas DJ sans cela. Après beaucoup de travail, de la chance aussi, et l’entourage nécessaire pour y croire et y arriver.

En 1992 tu es repéré par le mythique club du Queen à Paris, qui te propose d'animer jusqu'à 3 soirées par semaine. Quels souvenirs gardes-tu de cette expérience ?

Ouh là, ça ne me rajeunis pas tout ça… Un très bon souvenir, j’ai pu découvrir les nuits parisiennes mais aussi la chance de vivre de véritables collaborations. Ce n’est pas toujours facile en tant que DJ de travailler sur le long terme. Je pouvais donc faire évoluer mon travail, mon style en fonction de mes envies mais aussi des attentes du public et bien sur des gens qui me faisaient confiance.

As-tu réalisé à ce moment là l'importance de cette opportunité ?

Oui et non. Je savais la chance que j’avais de travailler pour un club mythique comme le Queen. Après je ne savais pas que ça allait durer 10 ans. Dj mais pas encore devin !

Rapidement tu montes ton propre studio d'enregistrement, c'était important pour toi de conserver ton indépendance ?

Evidemment, mais ça me permet aussi de travailler quotidiennement. Je voyage beaucoup pour mes sets et le fait d’avoir un studio me permet de produire des titres dès que je le peux. En parallèle, j’apprécie le fait de pouvoir collaborer avec d’autres artistes de chez moi, cela offre une dimension plus humaine, que l’on ne trouve pas forcement dans un studio extérieur.

Ta musique est souvent empreinte de house, couplée à l'électro. Comment définirais-tu ton univers musical ?

Ca c’est une question dont j’aimerai avoir la réponse. Non sans rire, je dirai que ce qui me distingue est quand même la touche tribale que l’on retrouve sur la plupart de mes productions mais aussi la grande importance que j’accorde aux vocales.

On a souvent dit de toi que tu étais avant-gardiste dans le genre. Tu penses avoir apporté quelque chose de nouveau ?

C’est difficile de le savoir, j’ai un style à moi, mais tous les DJ actuels en ont un aussi. Je crois qu’il est impossible de réussir mais surtout de perdurer dans ce métier sans sa « petite touche personnelle ». Après, à vrai dire, peut-être que je me différencie vraiment sur "Wash My World", mon nouvel album, du fait de ma volonté d’exprimer mes opinions sur les préoccupations environnementales. Et tout simplement, de faire passer un message, chose parfois compliquée en musique électronique. J’espère y être arrivé, un tout petit peu quand même !

Comment travailles-tu tes morceaux ?

Cela varie énormément, je dirai que cela fonctionne par période. C’est une question d’envie, d’inspiration et de temps aussi. Parfois, au fil du hasard et parfois cela vient très rapidement. Il n’y a pas de règle, en tous cas s’il y en a une j’aimerai bien la connaître.

En 1995, tu sors 'HOUSE TRAIN' qui arrive n°1 des clubs. C'est le début de la consécration ?

C’est le premier succès, la consécration pas vraiment. La consécration existe dans la durée je pense. Ce n’est pas une question de reconnaissance uniquement. Pour moi, c’est le fait de toujours trouver du plaisir à jouer pour le public, à créer, à échanger et à travailler avec d’autres artistes.

Comment as-tu vécu les succès encore plus importants de 'SAXO' et 'CALINDA' ?

Les gens ont souvent l’impression que le succès se vit d’un coup d’un seul. Les choses se sont faites progressivement, bien sur quand on regarde en arrière on arrive à réaliser. Sur le moment, pas vraiment pour dire vrai.

Les succès s'enchaînent, les albums aussi. Ta forte médiatisation a-t-elle changé quelque chose ?

Pour moi, je dirai que non. C’est surtout l’entourage qui le vit, le succès c’est comme la beauté, il existe dans le regard des autres. Après, il ne faut pas être hypocrite non plus, on accède à des avantages et à des privilèges, comme le fait de voyager partout dans le monde, de toujours être bien accueilli, je ne peux pas dire que j’ai toujours connu cela. Mais le succès doit se vivre comme une chance et non comme une évidence.

Tu te produis un peu partout dans le monde. Ressens-tu une différence dans l'accueil de tes morceaux suivant les pays ?

Evidemment, le public varie au sein même d’une région. Tout dépend du lieu, de sa capacité, du feeling aussi. Bien sur, je commence à connaître les préférences locales, je dois donc m’adapter et anticiper. Tant mieux d’ailleurs, c’est toujours un challenge sans cela on se lasserai très vite. J’essaie donc de surprendre parfois mais j’ai finalement plus l’impression que les surprises sont pour moi la plupart du temps. Et j’adore ça !

Tu fais un retour fracassant cette année avec ton titre 'NO STRESS'. Quelle est la genèse de ce titre ?

Pour "No Stress", j’ai collaboré avec un jeune DJ Jeremy Hills (qui vient d’avoir 18 ans). Une véritable rencontre, c’est un garçon très doué, les choses se sont faites très rapidement. Quant au texte, disons que je le trouvais dans la mouvance actuelle, à savoir que notre époque est envahie par la notion de réussite en tout et pour tout. Chacun dans son domaine, vit cette pression permanente, je ne connais personne qui ne stresse jamais.

Peux-tu nous parler du featuring avec Eric Carter, comment s'est faite cette rencontre ?

Justement, le "No Stress" sans Eric ne serait pas le "No Stress". La rencontre avec Eric date de l’année dernière où j’avais fait une soirée à l’île Maurice à la Citadelle. Eric est quelqu’un de très simple et d’excessivement doué, il a 3 octaves, il peut donc monter très haut et en parallèle descendre très bas. La plupart des gens pensent donc que Eric est une chanteuse. Je dirai que cela correspond assez au phénomène du moment, et c’est très positif, le gens veulent entendre des voix décalées très caractérisées.

C'est donc le premier extrait de ton nouvel album 'WASH MY WORLD'. Est-il dans la continuité des précédents ?

Oui dans la mesure où l’on retrouve l’importance des vocales et ma touche tribale. Après, j’ai voulu faire passer un message à travers « Wash my World ». Il est parfois difficile de s’exprimer en électro, mais j’ai voulu le faire et je dois avouer que le fait de travailler en équipe sur "Wash my World" m’a permis d’y arriver correctement, enfin je l’espère.

Peux-tu nous en dire plus sur son contenu ?

« Wash my world » je l’ai préparé en peu de temps. Valérie Michelin (directrice de Columbia) m’a fait confiance avec l’écoute de "No Stress" et m’a dit c’est parti pour l’album. J’avais 3 mois pour y parvenir, un vrai challenge, mais j’aime travailler sous une certaine pression, cela me pousse à donner le meilleur de moi-même. J’ai aussi travaillé avec d’autres personnes sur "Wash my World", comme Eric Carter, Jeremy Hills, Monsieur Elle, Sandra Battini, Mod Martin ... J'en suis ravi, la synergie était là et c’est très enrichissant. Quant au thème, je dirai que c’est une évidence aujourd’hui, de se préoccuper d’environnements, nous sommes tous concernés. Enfin, l’album est riche en surprise, comme une version zen acoustic de "No Stress" enfin.

Tu seras en tournée toute l'année dans les plus grands clubs de France. As-tu hâte d'aller à la rencontre des clubbers ?

Ah sans aucun doute. Créer pour soi ne présente aucun intérêt si je ne le partage pas. Faire danser les gens, et réussir même un tout petit peu à leur faire passer un bon moment c’est la meilleure des récompenses que je puisse avoir dans mon métier.

Que peut-on te souhaiter pour la suite ?

Que mon nouvel album réponde aux attentes du public et le surprenne (dans le bon sens) aussi.

On ne pouvait pas terminer cette interview sans te demander ce que tu penses du phénomène Tecktonik ?

C’est très bien, je trouve. En fait, je ne vois pas trop comment on pourrait trouver cela mauvais. Des jeunes qui dansent, qui s’intéressent à la musique, cela a toujours existé. Maintenant concernant le phénomène tecktonik le plus, qui est un vrai plus selon moi, c’est que le message est positif. Ca fait plaisir surtout aujourd’hui où le moral des français n’a jamais été aussi bas.

Et pour finir un dernier mot pour les visiteurs de PTiTBlog ?

Merci et No Stress !

Merci beaucoup Laurent d'avoir pris le temps de répondre à nos questions, on rappelle que ton nouvel album 'WASH MY WORLD' est dans les bacs, tout comme ton nouveau single 'NO STRESS', et que tu pars actuellement à la rencontre de ton public à travers le monde. Bonne continuation à toi et encore merci !

Références :

Site officiel de Laurent Wolf !
MySpace officiel de Laurent Wolf !

Clip de son nouveau single 'NO STRESS' feat. Eric Carter :


1 commentaire.

# 1. ELO  S'EST LÂCHÉ(E) SUR LE CLAVIER le 26 avril 2008 À 21:14.
MERCI pour cette itw cest interessant meme si je suis pas fan d'électro jm bien son titre




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