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Publié le samedi 23 juin 2012 à 11:59

On était au concert hommage à Grégory Lemarchal à l'Olympia

«Le seul moment où je ne suis pas malade, c’est lorsque je chante ».

Le 29 mai 2006, et pour quatre soirs, malgré une fatigue énorme, Grégory Lemarchal avait enflammé les planches de la mythique salle parisienne qu’est l’Olympia. Un an plus tard, il nous quittera à cause de sa « putain de maladie », et le 7 juin 2007, ses parents créent l’association Grégory Lemarchal pour venir en aide aux malades de la mucoviscidose. Cinq ans après, ses proches se sont réunis pour lui consacrer une soirée, intitulée « 5 ans sous son regard », dans ce même Olympia où Grégory avait réalisé l’un de ses rêves.

Une soirée placée sous le signe de l’émotion, évidemment, qui débute avec une projection d’images de Grégory. Puis, ses amis débarquent et entonnent l’un des titres qu’il avait écrit pour son second album, « De temps en temps ». Une collégiale rock, avec des artistes complices, heureux de rendre hommage à leur ami. Ensuite, son père, Pierre Lemarchal, venu introduire la soirée, vient rappeler pourquoi on est là : « pour que plus jamais la mucoviscidose ne nous arrache à ceux qu’on aime ». Et aussi pour qui on est là : il nous parle de son fils, un artiste qui avait réalisé ses rêves. 

La soirée se poursuit. Chaque chanteur vient interpréter un titre, seul ou en duo, de son propre répertoire ou emprunté à Grégory pour l’occasion, puis introduit en quelques mots l’artiste suivant. Une mise en scène sobre, respectueuse, mais pas larmoyante.

Julie Zenatti, qui avait écrit des chansons pour l’album « Je deviens moi », ouvre le bal. Elle est suivie par M Pokora avec sa chanson « A nos actes manqués ».
Suivra l’italien Davide Esposito, qui avait composé quelques chansons pour Grégory. Puis, Lucie Bernardoni, finaliste de la Star Ac’ 4 avec Grégory, et Quentin Mosimann, qui entonnent « Même Si », un duo chargé d’émotions.

On retrouve ensuite Sofia Essaidi, elle aussi ancienne de la Star Ac’, élégamment vêtue pour interpréter « Aussi libre que moi », de Calogero. Un titre que Grégory avait lui aussi chanté lors de son Olympia. Quatre « anciens » de la Star Ac’ 4 (Mathieu Johann, Harlem, Lucie Bernardoni et Karima Charni), qui ont partagé 4 mois de la vie de Grégory dans le Château, entonnent quant à eux l’hymne de leur saison : « Laissez moi danser», mettant une ambiance folle dans un Olympia déjà bouillant. 

C’est ensuite au tour d’Emmanuel Moire d’entrer sur scène. Il est venu nous livrer une version piano-voix, très émouvante, de « Etre à la hauteur », chanson qu’il avait chantée pour la première fois sur un plateau télé en compagnie de Grégory… Il appellera ensuite ses « copains » pour une collégiale sur « Restons amis ».

Après un entracte, l’Olympia résonne des cris des fans de Grégory… Ceux enregistrés 6 ans plus tôt lorsque c’était lui qui était sur cette scène. A nouveau, une projection de ce concert mémorable, la chanson « Je deviens moi ». L’émotion est à son comble, car une bonne partie du public présent ce 19 juin était aussi là lors de ce moment.

 

Retour au live avec Patrick Fiori, ami de Grégory, et Julie Zenatti, pour une sublime version de « Le lien ». Puis, la Star Ac’ 4 revient avec « Je rêve ». Hélène Ségara et Davide Esposito chantent « On n'oublie jamais rien on vit avec ».

Puis Quentin Mosimann revient pour interpréter une version dépouillée de « Alors on danse », de Stromae. Magistral.
Emmanuel Moire et Julie Zenatti chantent ensuite « A corps perdu », l’un des plus beaux titres de Grégory. Leurs voix chargées d’émotion et de respect en font un duo sublime.

Jenifer, gagnante de la Star Ac’ 1, entonne, quant à elle, son tube « Donne moi le temps », là encore, très émouvant.

Puis c’est le tour d’Amel Bent et de Sofia Essaidi de se lancer sur « Je t’écris ». Une chanson très forte, très émouvante, rock, aussi.

La fin approche. Davide Esposito vient chanter « Io so che tu », la version italienne de « Ecris l’histoire », suivie d’une collégiale sur ce même tout premier single de Grégory. Le public applaudit avec respect, et agite des bâtons lumineux, illuminant le parterre de l’Olympia.

Le concert est terminé, et ce sont les parents de Grégory, émus, qui viennent faire les remerciements sur scène. Un remerciement particulier aux 5 musiciens : David Salkin, Olivier Brossard, Olivier Marly, Eric Lafont et Fred Renaudin, les mêmes qui avaient joué avec Grégory en 2006, et qui se sont tous rendus disponibles pour lui rendre hommage. Il remercie aussi Gérard Lenorman et Nikos Aliagas, qui, malades, n’ont pas pu venir. Un remerciement à Karine Ferri, compagne de Grégory, à sa sœur, Leslie, à sa maquilleuse Laetitia, à son manager, Olivier Ottin, aux musiciens, au patron de l’Olympia, aux équipes de production de Thierry Suc, tous déjà présents lors de la tournée de Grégory et qui lui sont restés fidèles. Pierre et Laurence, ses parents, sont encore plus émus lorsqu’ils réalisent qu’ils se trouvent à la place qu’occupait leur artiste de fils 6 ans auparavant.

Une soirée chargée de respect et d’amitié, aussi. Les artistes n’étaient clairement pas là pour faire leur propre promo (d’ailleurs beaucoup n’avaient rien à promouvoir), ils étaient là pour Grégory. L’ambiance était à la nostalgie, à l’amitié, mais qu’on se détrompe : il n’y avait rien de larmoyant : Grégory était un mec joyeux, comme ses amis présents ce soir.

Plus de 2000 personnes se sont rendues ce 19 juin à l’Olympia, pour rendre hommage à Grégory Lemarchal. Elles portaient des T-shirt à son effigie, chantaient ses titres par cœur, applaudissaient à tout rompre lorsque l’image du « Petit prince » était projetée sur la scène. Preuve que le jeune homme manque encore cruellement à la musique française et que l’on n’est pas prêt de l’oublier…

Marie SAUVEE
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