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Publié le jeudi 16 juin 2011 à 15:42

Elisa Tovati en interview

Elisa Tovati a plusieurs cordes à son arc : ici, nous la retrouvons chanteuse pour la troisième fois ! Loin des studios de cinéma, la belle Elisa continue son aventure musicale avec la parution de Le syndrôme de Peter Pan. Elle nous raconte la genèse de ce nouvel opus et notamment le travail avec ses auteurs. C'est parti !

Bonjour Elisa et bienvenue sur PTiTBloG. Tu sors ton troisième album. Dans quel état d'esprit es-tu ?

Je suis travailleuse. Jusqu'à la dernière minute, je continue à changer des choses du livret, de regarder s'il n'y a pas de fautes d'orthographe, de changer l'ordre des chansons, de choisir les musiciens pour les premières télé. Jusqu'au bout, je n'ai pas envie de lâcher quoi que ce soit. Je reste très concentrée sur le travail. Pour moi,c'est très abstrait cette sortie d'album. Je ne réalise pas tellement. Je crois que la veille, je modifierai encore des choses.

Au bout du troisième album, as-tu l'impression que le public oublie l'étiquette 'Actrice qui chante' ?

Cela dépend des personnes. Il y a des personnes qui ont entendu parler de moi en tant que chanteuse avec les précédents albums, qui sont venues me voir en concert, qui ont vu les premières parties de Voulzy, de Marc Lavoine : pour eux, c'est digéré. Il y en a d'autres qui ne sont pas encore trop au courant, qui ont une image encore plus forte de la comédienne. Pour eux, c'est tout nouveau et ils sont surpris. Cela dépend des personnes : il y en a même qui pensent que je ne suis que chanteuse, d'autres que comédienne, d'autres qui savent que je fais les deux : c'est aléatoire.

L'univers de cet opus reste frais, simple. Cet univers est celui qui te correspond le mieux ?

Je pense que c'est mon goût. Dans la vie, j'ai un rapport assez immédiat avec les gens. Je ne suis pas quelqu'un de mystérieux, de secret, d'alambiqué, de compliqué.
Je suis plutôt quelqu'un qui a beaucoup d'énergie et la pêche. Quand on écoute les chansons, cela le reflète. Même si parfois je parle de thèmes assez nostalgiques ou pas toujours très drôles, j'ai toujours pensé que la pilule était toujours plus facile à avaler avec de l'eau pétillante que de l'eau plate. J'essaie de ne pas sucrer le sucre en faisant des mélodies un peu tristouilles.

Pendant très longtemps, j'ai beaucoup axé les chansons sur les textes. Pour moi, les mots ont une grande importance en tant que comédienne et la chanson française passe par les mots. Ce qui était important pour moi, était de trouver un auteur : Bertrand Soulier a fait presque la totalité de l'album : il colle vraiment à ce que j'avais envie de raconter.

Au niveau des musiques, je voulais qu'il y ait une âme slave, un peu Europe Centrale qui soit un peu proche de mes origines ashkénazes et de mes origines russes polonaises du côté de ma mère même si j'ai des couleurs proches du Sud et que l'on n'ait pas l'impression que je sois un mélange !!!
Je voulais aussi que l'album soit  un mélange car finalement je suis une fille de mélange Sud/Nord avec une vie très citadine et parisienne. Je voulais que cela se ressente dans l'album : être au plus près de ce que je suis.

Comment s'est passée ta collaboration avec Bertrand Soulier ?

C'était génial : il habite à Saint Rémy de Provence, il venait une semaine sur deux à Paris. On se donnait rendez-vous pour passer des journées entières de travail, de discussion. Un auteur c'est aussi un psy. C'est quelqu'un à qui on va se livrer. Grâce à cela, on va avoir des idées, j'en transmets et on va se mettre à en parler. C'est quelqu'un avec qui on a envie de passer beaucoup de temps, communiquer énormément.

J'ai eu la possibilité de squatter l'appartement de mes parents car je ne pouvais pas travailler chez moi à cause de mon fils. On s'est donc mis dans le salon de mes parents, salon où j'ai passé toute mon enfance. C'est peut-être pour cela que l'enfance nous a tant inspirés. On parlait, on notait, il avait des idées; il écrivait, il me montrait, je raturais, je lui rendais. On essayait avec mon petit ordinateur les textes sur places et on remodifiait. On faisiat des séances de 5/6 heures tous les jours, une semaine sur deux pendant très longtemps, des mois et des mois. On a eu beaucoup de chansons, beaucoup de textes et on a éliminé ceux qui étaient trop dans les extrêmes ou qui ne rentraient pas dans l'univers.

C'est comme cela qu'on a construit l'album. C'est un travail long, besogneux et à la fois très agréable quand on a trouvé son binôme, la personne qui te correspond.

Les sorties de tes albums sont assez espacées : tu aimes prendre ton temps ?

Je ne prends pas du tout mon temps. Du moment où j 'ai terminé l'album d'avant, je me suis tout de suite mise au boulot. Franchement, il n'y a pas une seule journée où je n'ai pas travaillé sur cet album. C'est très long et c'est très dur. Toutes les étapes sont ultra longues et très difficiles. Trouver des auteurs m'a pris des mois et des mois. J'ai fait plus de 70 maquettes. A chaque fois, il faut trouver un studio, les faire écouter, prendre du recul, retravailler sur les textes. A un moment donné quand tu as toutes tes maquettes, il faut trouver le bout de fil pour dérouler la bobine, savoir dans quelle direction tu vas aller.

Ensuite j'ai fait un bébé, je me suis séparée de ma maison de disque et de mon producteur ce qui m'a donné un coup de fouet. Tout était terminé en septembre mais le chemin est tellement long mais il me passionne. Tout ce chemin te nourrit. Tu fais de superbes rencontres, tu ris, tu pleures ... c'est la vie ! Quand l'album est fini, tu le présentes au public, aux radios mais tu ne peux plus faire grand chose. Le temps a passé très vite pour moi mais je comprends que l'on ait l'impression que j'ai pris du temps entre ces deux albums.

As-tu pensé à la scène dans ton travail de composition ?

J'adore mon album précédent mais je n'avais pas les chansons qui pouvaient me donner la possibilité de m'exprimer pleinement sur scène avec mes musiciens. Dans cet album, j'avais envie d'up tempo, de chansons plus festives. J'ai envie que sur scène, cela soit aussi un peu la fête. En travaillant sur cet album, j'ai fait très attention de trouver les chansons qu'il fallait pour que sur scène je puisse exprimer ce dont j'ai réellement envie.

Tu proposes un univers très féminin. Une vraie volonté ?

Je dois me laisser aller à ça. Cela doit être profondément gravé en moi. Je suis touchée par ce qui relève du féminin. Instinctivement, je vais faire ça. Je vais dans ce que je suis, ce que je veux, mes doutes ... c'est une espèce d'instropection. Je passe par des questionnements très féminins qui m'entrainent vers des thèmes plus féminins que neutres.

Merci beaucoup Elisa d'avoir répondu à nos questions. Après le titre Le syndrôme de Peter Pan, c'est au tour du titre Il nous faut en duo avec Tom Dice de soutenir la sortie de ton troisième album acteullement disponible. Bonne continuation et merci !

Références :

Site officiel d'Elisa Tovati !

Teaser de son nouveau clip avec Tom Dice "Il nous faut du temps" :

Clip de "Le syndrôme de Peter Pan" :

Laure PETIT
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1 commentaire

 

Sophie a écrit
le 04/07/2011 à 22:27
C'est quoi ces pseudo journalistes. Il faut couper les réponses. C'est trop long là et on ne lit pas.