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Publié le lundi 20 février 2012 à 15:48

Bernhoft : son album ''Solidarity Breaks'' transcende le genre

Nous vous présentions Bernhoft il y a quelques semaines et le considérions comme un des artistes à suivre en 2012, et ce n'est pas la sortie de son nouvel album "Solidarity Breaks" ce jour dans les bacs qui nous fera penser le contraire. Chronique d'un album absolument dément !

L'album s'ouvre sur la bombe "Sing Hello", l'un des meilleurs titres de l'album selon nous, et qui donne de suite une pêche d'enfer ! Le morceau s'ouvre sur des notes synthétiques avant de laisser explorer un refrain addictif et entêtant. Le morceau ressemble à du Charlie Winston pour les fans du genre, à la sauce Bernhoft, avec cette voix singulière qu'il manipule pour la placer en tête de proue.

Avec "Choices", le norvégien nous montre l'étendue de sa palette vocale, naviguant entre les notes aigües très haut perchées. Un très bon morceau là encore et très entraînant par son rythme enjoué. Bernhoft sait aussi jouer sur la nuance et la douceur, et nous le montre avec la ballade "Stay with me" qui le place désormais comme un chanteur romantique qui en fera tomber plus d'une. Un morceau efficace, très soul et qui groove à souhait.

Retour des morceaux plus rythmés, avec "Good Intentions" tout d'abord, qui contrebalance le morceau précédent de par sa richesse instrumentale. Un morceau où Bernhoft navigue encore une fois sur les envolées et virevolte sur les notes les plus hautes. Il s'installe ensuite seul face à un micro avec guitares, pédales sampler et clavier Rhodes pour le morceau "Cmon Talk', le premier single officiel de la galette.

Un morceau qu'il a d'ailleurs présenté lors du dernier Taratata sur France 2 :

Le morceau "A bad place to reside" est assez dépouillé musicalement parlant et sonne très années 40 dans le son. La voix trafiquée de Bernoft apporte encore une dimension supplémentaire et vient enrichir son univers.

Le morceau "Control" sonne un peu comme du Gnarls Barkley dans "Crazy", surtout pour les premières notes du morceau. Après on retrouve la voix haut perchée du jeune artiste, pour un morceau efficace et qui ferait un excellent 2ème single selon nous.

Retour à la douceur avec "Space in my heart", où le côté crooner de Bernhoft ressort bien. "Prophet" mêle les sonorités synthétiques avec des sons plus acoustiques, faisant planer un sentiment de lâcher prise sur les codes de la construction musicale, finalement le chanteur mêle les sonorités qu'il aime et aime à mélanger les genres.

Alors là on arrive sur une autre pépite de l'album, la reprise des Tears for Fears "Shout". Une reprise simple, dépouillée et présentant l'essentiel : la voix singulière et particulièrement aigüe du chanteur. Le déjanté homme orchestre a décidément bien des qualités.

Fin du voyage musical sur "Buzz Aldrin", mélangeant là encore des sonorités diverses et sonnant plus que jamais comme un morceau multi-instrumental. Bernhoft c'est ça, le mélange des genres et ce génie pour le faire avec brio. Un album riche, très réussi, et qui mérite vraiment qu'on s'y attarde. Pas étonnant que nous le présentions comme l'un des buzz de l'année 2012, Bernhoft n'a apparemment pas fini de nous surprendre.

Il fêtera la sortie de son album "Solidarity Breaks" demain soir au Nouveau Casino de Paris (COMPLET) et le 21 mai au Trianon avant de partir en tournée le 22 mai à Nantes, le 23 mai à Cognac et le 24 mai à Montpellier. Les places risquent de partir très vite !

Pour acheter son nouvel album "Solidarity Breaks" via iTunes, cliquez ici !

Pour en savoir plus sur Bernhoft, visitez sa page Facebook ou son Twitter !

Julien PIRAUD
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